Une thérapie alternative : La Musicothérapie
Une des grandes particularités de l’être vivant, en particulier l’Homme, est de disposer d’un système de récompense et de plaisir neurobiologique. C’est ce qui nous différencie de l’ordinateur. Le système de récompense permet de créer l’homéostasie (capacité d’un système à maintenir ses paramètres physico-chimiques constants, comme la glycémie, la température, taux de sel dans le sang, etc.). D’une manière simplifiée et concrète, c’est ce système qui nous donne envie de vivre, survivre et perpétuer notre espèce.
Il fonctionne en libérant des molécules appelées neuromédiateurs. On s’intéresse ici à 2 neuromédiateurs qui interviennent dans l’écoute de la musique :
-La dopamine : le plus connue, c’est la molécule qui provoque la sensation du plaisir et du désir.
-La sérotonine : impliquée dans la régulation de la température du corps, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l'anxiété ou l’agressivité.


Une université canadienne a réalisé une expérience sur une dizaine de patients pour mettre en évidence la sécrétion de dopamine pendant l’écoute de musique: Les participants ont choisi en fonction de leurs goûts personnels plusieurs musiques. Les résultats ont été très concluants. Les chercheurs remarquèrent que les zones des émotions s’inondaient de dopamine ! En effet, ils ont révélé que tout d’abord, la dopamine est sécrétée en anticipation du plaisir lié à la musique écoutée et lors du « frisson » de plaisir lui-même.
L’imagerie TEP a révélé une sécrétion de dopamine pendant l’écoute de 6 à 9% supérieur à la sécrétion au repos. Une personne en a même produit 21% de plus que la normale.

La libération de sérotonine pendant l’écoute a été prouvée mais nous n’avons malheureusement pas trouvé d’études en français sur le sujet.
On sait cependant que ces 2 molécules sont essentielles au bien-être et au bonheur et que les antidépresseurs déclenchent leurs sécrétions pour guérir de la dépression ou des troubles de l’anxiété.
Certes la musicothérapie à elle seule ne peut pas guérir la dépression, aucun cas n’a été recensé à ce jour. Mais elle peut en tous cas y aider, comme l’explique ce simple raisonnement.
Si la musique peut contribuer au bien-être, elle peut aussi l’entraver. On pourra noter la chanson Gloomy Sunday, qui aurait engendré une vague de suicide dans certaines parties de la Hongrie des années 30.